La section Islamophobie arrive sur pakfm.fr

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Pendant longtemps, j’ai préféré le silence face à l’islamophobie. Aujourd’hui, devant la banalisation du racisme visant les musulmans, prendre la parole devient pour moi un devoir moral.

Lorsque des responsables politiques multiplient les propos outrageants dans les médias, je crains qu’ils ne donnent à la haine une forme de permission publique. La mémoire de la persécution des Juifs par le nazisme nous oblige à rester vigilants devant les discours qui désignent une population comme un ennemi intérieur.

Cette inquiétude s’étend aux institutions européennes. Le Parlement européen a adopté, le 8 octobre, une résolution visant l’entrisme islamiste et les réseaux des Frères musulmans. Le texte distingue explicitement l’islam de l’islamisme politique. Mais je redoute que son utilisation dans le débat public ne nourrisse un soupçon généralisé envers les musulmans. La lutte contre une organisation ne doit jamais servir de cache-sexe à l’islamophobie.

À Lourdes, à propos de la fin de vie, Léon XIV a rappelé : « Ce qui est légal n’est pas nécessairement moral. » Ce principe résonne pour moi au-delà de son contexte : une décision institutionnelle ne dispense jamais d’examiner sa justice.

Un sondage récent indique que 46 % des musulmans interrogés ont envisagé l’expatriation. Ce chiffre devrait nous interpeller. Quelque chose se brise lorsque partir devient un horizon pour tant de personnes.

Dans les médias, je vois aussi trop souvent des intervenants parler à la place des musulmans, sans écouter leurs expériences ni leur diversité.

C’est pour cela que cette rubrique ouvre sur pakfm.fr : documenter l’islamophobie, questionner les discours qui la banalisent et faire entendre les personnes concernées. Parce que le silence ne peut plus être ma réponse.

Asad ISHFAQ
Avec l’assistance de l’intelligence artificielle.