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	<title>PAK FM</title>
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	<description>L&#039;actualité du Pakistan, des Pakistanais et des Pakistanaises, la culture et la gastronomie du Pakistan</description>
	<lastBuildDate>Mon, 20 Jul 2026 20:01:07 +0000</lastBuildDate>
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		<title>Carnet du Pakistan &#8211; Jour 4 : De l’armée pakistanaise à la mosquée Wazir Khan, entre mémoire, enfance et soif d’histoire</title>
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		<pubDate>Sat, 18 Jul 2026 10:12:50 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Carnet du Pakistan &#8211; Jour 4 De l’armée pakistanaise à la mosquée Wazir Khan, entre mémoire, enfance et soif d’histoire Cette quatrième journée m’a conduit au Pakistan Army Museum de Lahore, où j’ai pu mesurer l’importance que l’institution militaire occupe dans l’histoire et dans l’imaginaire national pakistanais. Dès mon arrivée, j’ai compris qu’il ne s’agissait [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h2>Carnet du Pakistan &#8211; Jour 4</h2>
<h3>De l’armée pakistanaise à la mosquée Wazir Khan, entre mémoire, enfance et soif d’histoire</h3>
<p>Cette quatrième journée m’a conduit au <strong>Pakistan Army Museum de Lahore</strong>, où j’ai pu mesurer l’importance que l’institution militaire occupe dans l’histoire et dans l’imaginaire national pakistanais.</p>
<p>Dès mon arrivée, j’ai compris qu’il ne s’agissait pas seulement d’une exposition de véhicules, d’uniformes et d’armes. Le musée racontait une certaine vision du Pakistan, de sa naissance, de ses conflits, de ses sacrifices et du rôle central joué par l’armée dans la construction du pays.</p>
<h3>Une rencontre au musée</h3>
<p>Au cours de la visite, j’ai fait connaissance avec un employé du musée, avec qui je me suis entretenu en anglais.</p>
<p>Il m’a notamment parlé de la manière dont les populations locales avaient été traitées sous la colonisation britannique. Il m’a montré une représentation qui traduisait la brutalité à l&rsquo;époque de la colonisation : celle d’un homme attaché à un canon, destinée à rappeler les violences attribuées aux forces coloniales et à la Compagnie britannique des Indes orientales.</p>
<p>Cette scène m’a marqué. Elle matérialisait une histoire dont on parle parfois de manière abstraite, mais qui prenait ici une forme immédiate et presque insoutenable.</p>
<p>Je lui ai également raconté mon histoire familiale, intimement liée aux forces armées pakistanaises puisque mon grand-père avait servi dans la <strong>Pakistan Air Force.</strong></p>
<p>Cette confidence donnait une dimension plus personnelle à notre échange. Je n’étais plus seulement un visiteur curieux : je me trouvais face à une institution qui avait aussi traversé l’histoire de ma propre famille.</p>
<p>L’employé m’a également parlé du retour au Pakistan de certains objets liés à la civilisation de l’Indus. Je lui ai alors suggéré qu’il pourrait être intéressant de développer des échanges culturels avec des musées français, notamment à travers des expositions temporaires ou des partenariats patrimoniaux.</p>
<p>À l’issue de cet échange cordial, nous avons échangé nos numéros de téléphone.</p>
<h3>Un visiteur qui aspire les données</h3>
<p>La visite s’est poursuivie et, fidèle à mon goût du détail, j’ai photographié presque tout ce qui attirait mon attention.</p>
<p>J’avais littéralement l’impression d’aspirer les données du musée afin de pouvoir les étudier plus tard, en apprenti historien, avec l’aide de l’intelligence artificielle et de mes propres recherches.</p>
<p>Je ne suis décidément pas un visiteur ordinaire. Là où certains regardent rapidement une pièce avant de passer à la suivante, je cherche à comprendre les objets, les inscriptions, leur contexte, leurs origines et les récits qu’ils produisent.</p>
<p>Cette accumulation de photographies n’était donc pas seulement une collection de souvenirs. Elle constituait déjà une réserve documentaire pour de futures recherches.</p>
<h3>Des visiteurs venus d’ailleurs</h3>
<p>J’ai également remarqué un groupe composé de plusieurs hommes qui me semblaient américains ou britanniques, accompagnés d’une femme que j’ai supposée japonaise.</p>
<p>Ils étaient arrivés au musée à peu près au même moment que nous.</p>
<p>Cette présence internationale m’a fait sourire. J’y ai vu, peut-être de manière très personnelle, un signe que je devrais un jour poursuivre mes propres explorations aux <strong>États-Unis</strong> et au <strong>Japon</strong>.</p>
<p>Chez moi, les rencontres et les détails les plus ordinaires deviennent facilement des invitations au voyage.</p>
<h3>Les chars capturés et les rêves de l’enfant que j’étais</h3>
<p>À l’extérieur, j’ai pris soin de poser devant des chars indiens présentés comme ayant été capturés par l’armée pakistanaise.</p>
<p>En fin de visite, j’ai également acheté une casquette et un couvre-chef portant les insignes de l’armée pakistanaise.</p>
<p>Ce geste était plus émouvant qu’il n’y paraissait. J’avais presque l’impression de me réconcilier avec l’enfant que j’avais été, celui qui avait longtemps rêvé de devenir soldat pakistanais pour défendre le pays contre l’Inde, alors perçue comme l’ennemie.</p>
<p>J’ai aussi pu prendre place dans deux aéronefs exposés, un avion ou un hélicoptère afin de réaliser quelques photographies souvenirs.</p>
<p>En observant les chars, les hélicoptères et les pièces d’artillerie antiaérienne, un détail m’a interpellé : la coexistence de matériels de fabrication américaine et soviétique.</p>
<p>Sans m’y attarder suffisamment ce jour-là, j’y ai vu un indice de la complexité des alliances, des achats militaires et de l’histoire géopolitique du Pakistan.</p>
<h3>Du rêve militaire au rêve diplomatique</h3>
<p>Cette visite a produit en moi une forme de reprogrammation volontaire.</p>
<p>Elle m’a permis de confronter l’image d’enfance que je me faisais de l’armée pakistanaise à une compréhension plus adulte, plus historique et plus nuancée de son rôle.</p>
<p>J’ai retrouvé une partie de mes rêves anciens, mais je les ai aussi transformés.</p>
<p>Aujourd’hui, je me rêve davantage en <strong>diplomate</strong> qu’en soldat pakistanais. Je ressens toujours le désir de servir, de protéger et de contribuer, mais par d’autres moyens : le dialogue, la culture, l’histoire, les échanges intellectuels et le rapprochement entre les peuples.</p>
<h3>Une pause à Khan Burger</h3>
<p>Après la visite, nous avons quitté le musée et pris la direction d’un ensemble commercial disposant de restaurants, de commerces et d’une pharmacie.</p>
<p>À un moment, notre voiture s’est arrêtée devant un établissement appelé <strong>Captain Cuisine</strong>. J’ai trouvé curieusement plaisant de voir le mot français « cuisine » apparaître au Pakistan, comme la persistance d’une connexion invisible entre ce pays, la France et moi-même.</p>
<p>Nous avons finalement mangé chez <strong>Khan Burger</strong>, à Lahore.</p>
<p>Fidèle à mes habitudes relativement saines — et, je dois l’avouer, à mon goût pour les choix symboliques — j’ai commandé une salade russe.</p>
<p>Ce choix n’était pas entièrement neutre. J’y voyais presque une manière de préparer symboliquement un futur voyage en Russie, dans les pas de <strong>Michel Strogoff</strong>, le héros du roman de Jules Verne qui m’avait autrefois plongé dans l’univers fascinant de la Russie tsariste.</p>
<p>Chez moi, même une salade peut devenir un acte d’exploration.</p>
<h3>Le Lahore Museum fermé et Wagah trop loin</h3>
<p>Je souhaitais initialement visiter le <strong>Lahore Museum</strong> avec le même esprit de curiosité que celui qui m’avait animé au Pakistan Army Museum.</p>
<p>Malheureusement, il était fermé ce jour-là. J’ai supposé que cela pouvait être lié au vendredi, sans toutefois en avoir la certitude.</p>
<p>Nous avons également envisagé de nous rendre à <strong>Wagah Border</strong>, connue pour sa cérémonie spectaculaire entre le Pakistan et l’Inde.</p>
<p>Mais le trajet semblait long, la prochaine cérémonie approchait rapidement et la chaleur était redoutable. Nous avons donc renoncé.</p>
<p>Il fallait trouver une autre destination.</p>
<h3>Delhi Gate et l’entrée dans le vieux Lahore</h3>
<p>J’ai alors proposé de visiter la <strong>mosquée Wazir Khan</strong>, que ChatGPT m’avait présentée comme un lieu remarquable pour son architecture moghole.</p>
<p>Nous sommes arrivés à <strong>Delhi Gate</strong>, dont l’entrée monumentale marquait l’accès à une partie ancienne de Lahore.</p>
<p>Derrière cette porte s’étendait un marché aux bâtiments venus d’une autre époque. Les façades, les ruelles, les commerces et l’atmosphère donnaient le sentiment de pénétrer dans une ville historique encore habitée et active.</p>
<p>J’y ai bu un <strong>shikanjvi</strong>, une boisson citronnée particulièrement appréciable sous la chaleur.</p>
<p>J’ai également aperçu des touristes occidentaux en train de faire des achats, preuve que ce quartier attire des visiteurs venus de loin tout en demeurant un espace de vie local.</p>
<p>Après avoir traversé ce marché, nous sommes ressortis par une autre ouverture architecturale semblable, avant d’atteindre la mosquée Wazir Khan.</p>
<h3>La mosquée Wazir Khan, merveille moghole</h3>
<p>Je dois le dire : je n’ai pas été déçu.</p>
<p>La mosquée Wazir Khan m’a immédiatement rappelé certaines architectures religieuses iraniennes par l’abondance de ses décors, ses couleurs, ses motifs et le raffinement de ses surfaces.</p>
<p>En contemplant cette merveille, mille questions me sont venues à l’esprit.</p>
<p>Qui étaient les artisans ? Comment les motifs avaient-ils été conçus ? Quelles influences persanes, mogholes, locales ou centre-asiatiques se mêlaient dans l’édifice ? Comment les couleurs avaient-elles traversé les siècles ? Quelle place la mosquée occupait-elle autrefois dans la ville ?</p>
<p>J’ai pris des photographies et des vidéos, cherchant une fois encore à conserver chaque détail pour pouvoir l’étudier ultérieurement.</p>
<p>J’y ai également prié.</p>
<h3>Un tombeau et la récitation de la Fatiha</h3>
<p>Dans un espace situé en contrebas se trouvait un tombeau appartenant vraisemblablement à une personne importante.</p>
<p>Suivant mes traditions religieuses, j’y ai récité la <strong>Fatiha</strong>.</p>
<p>Ce moment ajoutait une dimension spirituelle à la visite. Je n’étais plus seulement dans l’observation historique ou architecturale. Je me trouvais aussi dans un lieu vivant, habité par la prière, la mémoire et les gestes transmis.</p>
<h3>Marcher sur les briques brûlantes</h3>
<p>En ressortant, je me suis promené dans la cour de la mosquée.</p>
<p>Le sol, composé de briques soigneusement agencées, était brûlant sous l’effet du soleil. Pour rejoindre une zone couverte, il fallait traverser cet espace exposé à la chaleur.</p>
<p>Les responsables du lieu avaient installé un long passage en tissu ainsi qu’une forme de chapiteau ou d’abri afin de protéger les visiteurs et les fidèles.</p>
<h3>Des portes qui réveillent la mémoire</h3>
<p>J’ai aussi remarqué de grandes portes en bois massif.</p>
<p>Elles ont immédiatement réveillé des souvenirs d’enfance liés à la maison de mes grands-parents, où se trouvaient des portes d’un style comparable.</p>
<p>Ce détail architectural créait un pont inattendu entre la grandeur d’une mosquée moghole et l’intimité de ma mémoire familiale.</p>
<p>L’histoire monumentale rejoignait soudain l’histoire domestique.</p>
<p>Après avoir photographié les moindres détails qui m’interpellaient, j’ai quitté Lahore avec le groupe.</p>
<h3>Rester sur sa faim</h3>
<p>À la fin de cette journée, je demeurais pourtant sur ma faim.</p>
<p>Non pas parce que les visites avaient été décevantes, mais précisément parce qu’elles avaient ouvert trop de portes.</p>
<p>Le musée de l’armée pakistanaise m’avait reconnecté à mon histoire familiale, à mes rêves d’enfance et à ma réflexion sur le rôle des institutions. La mosquée Wazir Khan avait éveillé une soif immense de connaissances historiques, artistiques et architecturales.</p>
<p>Je réalisais à quel point ce passé ancestral demeurait encore largement inconnu pour moi.</p>
<p>Plus je découvre le Pakistan, plus je comprends que je ne le connais pas.</p>
<p>Et plus je prends conscience de mon ignorance, plus mon désir d’apprendre devient intense.</p>
<p><strong>Texte original rédigé avec l’assistance de l’intelligence artificielle.</strong></p>
<p><strong>Asad Ishfaq</strong></p>
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		<title>Carnet du Pakistan &#8211; Jour 3 : Le corps, la foi, les vêtements et la mémoire des voyageurs</title>
		<link>https://pakfm.fr/carnet-du-pakistan-jour-3-le-corps-la-foi-les-vetements-et-la-memoire-des-voyageurs/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Jul 2026 18:35:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Blog]]></category>
		<category><![CDATA[Pakistan]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Carnet du Pakistan — Jour 3 Le corps, la foi, les vêtements et la mémoire des voyageurs Je me suis réveillé à 6 heures du matin afin de me préparer pour aller au bureau chargé du renouvellement de ma pièce d’identité pakistanaise. Encore à moitié endormi, j’ai reçu le petit déjeuner décidé la veille : [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h2 class="PDq2pG_selectionAnchorContainer" data-section-id="1s42h45" data-start="0" data-end="32">Carnet du Pakistan — Jour 3</h2>
<h3 data-section-id="6exq14" data-start="33" data-end="96">Le corps, la foi, les vêtements et la mémoire des voyageurs</h3>
<p data-start="98" data-end="240">Je me suis réveillé à 6 heures du matin afin de me préparer pour aller au bureau chargé du renouvellement de ma pièce d’identité pakistanaise.</p>
<p data-start="242" data-end="383">Encore à moitié endormi, j’ai reçu le petit déjeuner décidé la veille : deux œufs durs, un morceau de pain de mie grillé et un verre de lait.</p>
<p data-start="385" data-end="643">Au réveil, je ressentais un reflux gastrique. La veille, j’avais mangé plusieurs spécialités de street food sur le chemin : des samosas, des pakoras et du kulfi. Plus tard, j’avais également goûté un chaat aux pois chiches préparé chez l’épicier du quartier.</p>
<p data-start="645" data-end="802">Je ne me souvenais même plus de la dernière fois où j’avais eu un reflux. Mon estomac semblait lui aussi commencer à prendre la mesure du changement de pays.</p>
<h3 data-section-id="o3vd85" data-start="804" data-end="847">Voyager, c’est aussi déplacer son corps</h3>
<p data-start="849" data-end="1060">Un voyage ne se vit pas seulement avec les yeux ou avec l’esprit. Le corps doit lui aussi s’adapter à de nouveaux rythmes, à une autre chaleur, à de nouvelles saveurs et à des habitudes alimentaires différentes.</p>
<p data-start="1062" data-end="1257">Cette adaptation physique faisait pleinement partie de l’expérience. Elle se manifestait dans le sommeil, la fatigue, la transpiration, l’appétit et parfois dans les petits désagréments du corps.</p>
<p data-start="1259" data-end="1411">Le petit déjeuner du matin avait presque valeur de retour à l’équilibre. Il marquait aussi le début d’une reprise en main de mes habitudes alimentaires.</p>
<h3 data-section-id="yo3l9a" data-start="1413" data-end="1459">Retrouver une alimentation plus équilibrée</h3>
<p data-start="1461" data-end="1665">Au cours de cette troisième journée, je n’ai pas mangé de chaat ni de pakoras. Après les excès de la veille et le reflux du matin, j’ai préféré revenir à des repas plus proches de mes habitudes <em data-start="1655" data-end="1664">healthy</em>.</p>
<p data-start="1667" data-end="1772">J’ai mangé une salade de pois chiches, puis une autre composée de tomates, de concombre et de mozzarella.</p>
<p data-start="1774" data-end="2051">Ce retour à une alimentation plus légère représentait une forme de rééquilibrage. Le voyage restait une occasion de découvrir les saveurs locales, mais il m’apprenait aussi à écouter mon corps et à ne pas abandonner les habitudes de nutrition que j’avais développées en France.</p>
<p data-start="2053" data-end="2274">S’adapter ne signifie pas tout accepter sans mesure. Cela signifie aussi savoir ajuster ses choix, trouver un équilibre entre découverte et bien-être, et conserver certains repères personnels dans un nouvel environnement.</p>
<h3 data-section-id="qc4edx" data-start="2276" data-end="2304">Le Pakistan du quotidien</h3>
<p data-start="2306" data-end="2532">Je vivais cette aventure non pas comme un visiteur entièrement protégé des réalités ordinaires, mais comme quelqu’un qui cherchait à découvrir le Pakistan tel que je me représentais la vie d’une grande partie de sa population.</p>
<p data-start="2534" data-end="2744">Je mangeais ce que l’on trouvait dans la rue ou chez l’épicier du quartier. Je dépendais des transports disponibles. Je faisais face à la chaleur, aux démarches administratives, aux imprévus et au rythme local.</p>
<p data-start="2746" data-end="3046">Je ne prétendais évidemment pas vivre exactement comme tous les Pakistanais. Le pays est trop vaste, trop divers et trop contrasté pour être résumé à une seule expérience. Mais je cherchais à m’en approcher, à observer sans filtre et à comprendre le pays autrement qu’à travers des discours généraux.</p>
<p data-start="3048" data-end="3190">C’était précisément ce Pakistan qui faisait, à mes yeux, le charme du pays : un Pakistan encore éloigné de la banalité du conformisme moderne.</p>
<p data-start="3192" data-end="3539">Dans les échanges oraux, les solutions improvisées, la proximité des commerces, la solidarité spontanée et les habitudes du quotidien apparaissait quelque chose de profondément vivant. Derrière les contraintes matérielles, je percevais surtout l’esprit du peuple pakistanais : chaleureux, ingénieux, débrouillard et attaché aux relations humaines.</p>
<h3 data-section-id="wwubix" data-start="3541" data-end="3581">S’habiller pour affronter la chaleur</h3>
<p data-start="3583" data-end="3658">Je portais le shalwar kameez, comme la plupart des personnes autour de moi.</p>
<p data-start="3660" data-end="3874">Cette tenue ample semblait parfaitement adaptée au quotidien pakistanais. Pourtant, avec les fortes chaleurs, je transpirais beaucoup et le tissu finissait par se coller à ma peau, ce qui devenait très désagréable.</p>
<p data-start="3876" data-end="3946">On m’a alors conseillé de porter un tee-shirt en coton sous le kameez.</p>
<p data-start="3948" data-end="4137">L’idée m’a d’abord laissé perplexe. Ajouter une couche supplémentaire alors qu’il faisait déjà très chaud me semblait contre-intuitif. J’ai néanmoins essayé et le résultat m’a impressionné.</p>
<p data-start="4139" data-end="4332">Le coton absorbait une partie de la transpiration et empêchait le vêtement extérieur de coller directement à la peau. Malgré cette couche en plus, la sensation était nettement plus confortable.</p>
<p data-start="4334" data-end="4702">La veille, au bazar, un commerçant spécialisé dans le textile nous avait également présenté les tissus qu’il considérait comme les mieux adaptés aux fortes chaleurs. Cela m’a rappelé que le confort d’un vêtement ne dépend pas seulement de sa forme. Il repose aussi sur le choix de l’étoffe, son épaisseur, sa capacité à laisser circuler l’air et à absorber l’humidité.</p>
<p data-start="4704" data-end="4866">Peut-être qu’un jour, avec l’intensification des épisodes de chaleur en France, des vêtements amples inspirés du shalwar kameez y trouveront eux aussi leur place.</p>
<p data-start="4868" data-end="5095">Ce sont précisément ces petites astuces qui améliorent l’expérience d’un séjour au Pakistan. Je me sentais parfois comme un témoin ou un explorateur rapportant des savoir-faire ordinaires, parfois anciens, mais toujours utiles.</p>
<h3 data-section-id="n5vjwy" data-start="5097" data-end="5136">Un jus de canne à sucre dans la rue</h3>
<p data-start="5138" data-end="5231">Au cours de la journée, j’ai bu un jus de canne à sucre acheté auprès d’un marchand ambulant.</p>
<p data-start="5233" data-end="5365">Préparée et servie dans la rue, cette boisson très sucrée et rafraîchissante faisait pleinement partie de l’expérience du quotidien.</p>
<p data-start="5367" data-end="5516">Ce moment simple disait beaucoup de la vie locale : la proximité, la circulation constante, l’importance de la rue et le goût des plaisirs immédiats.</p>
<h3 data-section-id="jjkz1c" data-start="5518" data-end="5557">Le retour de la Oumra et le partage</h3>
<p data-start="5559" data-end="5657">J’ai également rendu visite à des personnes revenues de la Oumra, le petit pèlerinage à La Mecque.</p>
<p data-start="5659" data-end="5784">Selon la tradition, elles offrent à leurs visiteurs des dattes Ajwa ainsi que de l’eau de Zamzam rapportées des lieux saints.</p>
<p data-start="5786" data-end="6043">Ce geste donnait à la visite une dimension à la fois religieuse, familiale et hospitalière. Le voyage spirituel se prolongeait ainsi dans le partage. Ceux qui revenaient de la Oumra transmettaient symboliquement une part de leur expérience à leur entourage.</p>
<p data-start="6045" data-end="6361">En France, les vacances sont souvent associées à la montagne, à la plage, au tourisme ou à la découverte d’une nouvelle région. Au Pakistan, j’ai constaté une autre manière d’envisager le voyage : de nombreuses personnes accordent une place importante à la Oumra, parfois accomplie régulièrement, voire chaque année.</p>
<p data-start="6363" data-end="6486">Ce déplacement n’est pas considéré comme de simples vacances. Il possède une dimension religieuse, familiale et intérieure.</p>
<p data-start="6488" data-end="6789">Cette pratique révèle la force du lien qui unit une partie du peuple pakistanais aux lieux saints d’Arabie. Il ne s’agit pas seulement d’une proximité géographique, mais d’une connexion spirituelle nourrie par la foi, la mémoire religieuse et le désir de revenir sur une terre considérée comme sacrée.</p>
<h3 data-section-id="dy5nnm" data-start="6791" data-end="6840">Un carnet de voyage qui en rencontre un autre</h3>
<p data-start="6842" data-end="6991">L’un des moments les plus marquants de cette journée fut ma rencontre avec une personne qui avait voyagé en France et en Suisse dans les années 1970.</p>
<p data-start="6993" data-end="7121">Son histoire a immédiatement fait écho à la mienne. Il m’a expliqué qu’à cette époque, il tenait lui aussi un journal de voyage.</p>
<p data-start="7123" data-end="7310">Cette confidence m’a frappé. Plusieurs décennies nous séparaient, mais nous partagions le même réflexe : consigner les lieux traversés, les rencontres, les impressions et les découvertes.</p>
<p data-start="7312" data-end="7412">Son journal des années 1970 et mon carnet d’aujourd’hui semblaient appartenir à une même continuité.</p>
<p data-start="7414" data-end="7692">Cette rencontre rappelait que le goût de l’aventure, la curiosité et l’attachement à l’écriture ne sont pas étrangers à la société pakistanaise. Bien au contraire, ils s’inscrivent dans une histoire plus ancienne, loin des clichés réducteurs parfois véhiculés à l’international.</p>
<p data-start="7694" data-end="7819">Les Pakistanais ont voyagé, observé, raconté et écrit bien avant l’époque des réseaux sociaux et des publications numériques.</p>
<p data-start="7821" data-end="7972">D’une génération à l’autre, cette soif de découverte n’a peut-être jamais cessé. Elle change de forme, de destination et de support, mais elle demeure.</p>
<p data-start="7974" data-end="8196">Je me suis alors dit que j’étais moi aussi, à ma manière, l’héritier de cet esprit d’exploration : pakistanais par mes origines, français par une grande partie de ma formation et voyageur par besoin de comprendre le monde.</p>
<h3 data-section-id="1lqroqf" data-start="8198" data-end="8243">Nutrition, cuisine et prise de conscience</h3>
<p data-start="8245" data-end="8449">En France, j’avais commencé à prendre davantage soin de moi en m’intéressant à la nutrition et en pratiquant la cuisine française afin de préparer des plats toujours meilleurs, mais aussi plus équilibrés.</p>
<p data-start="8451" data-end="8626">Au cours de plusieurs échanges au Pakistan, j’ai constaté que la prise de conscience autour de la santé, de l’alimentation et du rapport à la nature évoluait dans le bon sens.</p>
<p data-start="8628" data-end="8797">Le mot anglais <em data-start="8643" data-end="8654">awareness</em> revenait presque naturellement dans ces discussions, comme pour désigner cette attention nouvelle portée au bien-être et aux habitudes de vie.</p>
<p data-start="8799" data-end="9002">Je pense que le peuple pakistanais pourrait gagner beaucoup en qualité de vie grâce à des campagnes de sensibilisation à la nutrition, adaptées aux réalités locales et aux habitudes alimentaires du pays.</p>
<p data-start="9004" data-end="9199">Lors de conversations passionnées autour de mes régimes plus sains et de ma capacité à cuisiner, j’ai essayé de montrer qu’il était possible de manger de manière équilibrée sans renoncer au goût.</p>
<p data-start="9201" data-end="9411">J’ai notamment évoqué certaines techniques apprises grâce à la cuisine française, comme le déglaçage, la préparation des sauces, la maîtrise des cuissons ou encore l’équilibre entre les textures et les saveurs.</p>
<p data-start="9413" data-end="9678">La cuisine pakistanaise possède déjà une richesse immense. L’enjeu ne serait pas de la remplacer ni de l’occidentaliser, mais de l’enrichir par une meilleure connaissance des quantités, des apports nutritionnels, des modes de cuisson et des associations d’aliments.</p>
<p data-start="9680" data-end="9799">Il reste beaucoup à dire et surtout beaucoup à faire. Mais j’ai la conviction que les choses évoluent dans le bon sens.</p>
<h3 data-section-id="1o8qq7e" data-start="9801" data-end="9849">Une journée entre adaptation et transmission</h3>
<p data-start="9851" data-end="9965">Cette troisième journée avait commencé par un réveil matinal, une démarche administrative et un estomac contrarié.</p>
<p data-start="9967" data-end="10270">Elle s’était poursuivie par un petit déjeuner simple, un retour à une alimentation plus équilibrée, l’apprentissage d’une astuce vestimentaire, un jus de canne à sucre, une visite chargée de symboles religieux et une rencontre reliant mon carnet à celui d’un voyageur pakistanais d’une autre génération.</p>
<p data-start="10272" data-end="10374">Elle m’a rappelé que le Pakistan ne se découvre pas seulement à travers ses paysages ou ses monuments.</p>
<p data-start="10376" data-end="10615">Il se révèle aussi dans les gestes du quotidien, dans les vêtements, dans la nourriture, dans l’hospitalité, dans la foi, dans la mémoire des anciens et dans cette envie persistante d’aller voir ailleurs, puis de raconter ce que l’on a vu.</p>
<p class="" data-start="10617" data-end="10692"><strong data-start="10617" data-end="10692">Texte original rédigé avec l’assistance de l’intelligence artificielle.</strong></p>
<p data-start="10694" data-end="10709" data-is-last-node="" data-is-only-node=""><strong data-start="10694" data-end="10709" data-is-last-node="">Asad Ishfaq</strong></p>
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		<title>Carnet du Pakistan &#8211; Jour 2 : Entre paysages, mémoire et changement de perspective</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Jul 2026 17:48:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Blog]]></category>
		<category><![CDATA[Cachemire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Carnet du Pakistan — Jour 2 Entre paysages, mémoire et changement de perspective Aujourd’hui, je suis parti en direction de la région du Cachemire pakistanais pour découvrir le barrage de Mangla et son immense réservoir. La route elle-même faisait déjà partie du voyage. J’ai traversé plusieurs localités, notamment Bhimber, avant d’arriver dans la à Mangla. [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h2>Carnet du Pakistan — Jour 2</h2>
<h2>Entre paysages, mémoire et changement de perspective</h2>
<p>Aujourd’hui, je suis parti en direction de la région du Cachemire pakistanais pour découvrir le barrage de Mangla et son immense réservoir.</p>
<p>La route elle-même faisait déjà partie du voyage. J’ai traversé plusieurs localités, notamment Bhimber, avant d’arriver dans la à Mangla. Par endroits, les paysages m’ont rappelé les décors des westerns américains : routes vallonnées, reliefs secs et vastes horizons.</p>
<p>J’ai aussi été surpris de voir des chèvres et des vaches circuler librement. Cette scène m’a fait penser, de manière très spontanée, au mot Azad, qui signifie « libre », dans l’expression Azad Cachemire. L’association était davantage poétique que politique, mais elle a marqué mon regard sur le trajet.</p>
<p><strong>L’immensité bleue du réservoir</strong></p>
<p>Arrivé au resort, le contraste était saisissant. L’eau du réservoir était d’un bleu impeccable. Elle s’étendait à perte de vue autour du site, sur plusieurs kilomètres, au point de donner l’impression d’une profondeur considérable.</p>
<p>Les visiteurs peuvent y faire du bateau ou du jet-ski. Au loin, il était possible d’apercevoir la ville de Mirpur.</p>
<p><strong>Des villages aux noms chargés d’histoire</strong></p>
<p>Durant le trajet, le guide touristique m’a raconté plusieurs anecdotes sur l’histoire de certains villages.</p>
<p>L’un d’eux aurait autrefois été connu comme le « village des voleurs », parce qu’il aurait abrité des bandits. Avec le durcissement des lois et le retour de la sécurité, il aurait ensuite été rebaptisé « village de la lumière ». Ce changement de nom semblait symboliser le passage d’une réputation sombre à une identité nouvelle.</p>
<p>Un autre lieu portait le nom de « village des pleureurs ». Le guide disait que personne ne savait réellement pourquoi on y aurait tant pleuré ni comment cette appellation était née. Ce mystère donnait au village une dimension presque légendaire.</p>
<p>Un autre endroit m’a particulièrement marqué par la présence d’un gurdwara, un temple sikh à l’architecture singulière. Sa présence rappelait que cette région conserve les traces d’une histoire religieuse et culturelle plus ancienne.</p>
<p>Ces récits transmis oralement donnent au paysage une profondeur supplémentaire. Derrière les routes, les collines et les villages se cachent des mémoires locales, parfois historiques, parfois légendaires.</p>
<p><strong>Une science des saisons transmise oralement</strong></p>
<p>Le guide m’a également parlé du passage des saisons tel qu’il lui avait été transmis de génération en génération.</p>
<p>La veille, une pluie très intense était tombée en fin de journée. Cela l’a amené à évoquer des connaissances anciennes fondées sur l’observation de la terre, de l’humidité, de la chaleur, des insectes et des animaux.</p>
<p>Selon son récit, après les pluies, les sols se gorgent d’eau. Lorsque les températures remontent, la terre humide se réchauffe et devient presque comparable à un cuiseur à vapeur. Les insectes et certains animaux recommencent alors à sortir du sol ou de leurs abris.</p>
<p>Cette connaissance n’est pas nécessairement scientifique au sens académique, mais elle repose sur une longue observation du milieu naturel. Elle constitue une forme de savoir empirique, mémorisée et transmise par la parole.</p>
<p><strong>Un souvenir d’école en France</strong></p>
<p>Ce récit m’a ramené à mes souvenirs de classe de primaire. Mon professeur évoquait lui aussi les savoirs développés autrefois par les femmes et les hommes du Moyen Âge en France, attentifs aux saisons, à l’état du sol, au comportement des animaux et aux signes du ciel.</p>
<p>À des milliers de kilomètres et dans des contextes très différents, je retrouvais une même manière de comprendre le monde : observer, comparer, mémoriser, puis transmettre.</p>
<p>Quels que soient le lieu et l’époque, l’être humain a appris à s’adapter pour survivre dans des environnements très différents. Les techniques changent, les croyances varient, les mots ne sont pas les mêmes, mais la faculté d’observation et d’adaptation demeure universelle.</p>
<p><strong>Quand les saisons ne veulent pas dire la même chose</strong></p>
<p>Une autre anecdote m’a fait prendre conscience de ce décalage culturel.</p>
<p>Au resort, un membre du groupe touristique m’a expliqué qu’il préférait venir à Mangla pendant la « saison froide ». J’ai immédiatement interprété cette expression à travers mon expérience française. J’imaginais un hiver rigoureux, avec du gel, du froid intense, voire de la neige.</p>
<p>Je ne comprenais pas comment l’endroit pouvait être plus agréable dans de telles conditions. Je lui ai donc demandé de répéter. Il a confirmé exactement la même chose.</p>
<p>C’est alors que j’ai compris que, dans cette partie du Pakistan, la saison froide désigne souvent une période simplement plus douce, plus respirable et plus agréable que les mois de forte chaleur. Tout est devenu clair instantanément.</p>
<p>Les mots n’ont pas toujours le même sens concret selon l’endroit du globe où l’on se trouve. Le mot « froid » n’évoque pas les mêmes températures ni les mêmes paysages en France, au Pendjab ou dans la région de Mangla.</p>
<p><strong>Pakistanais sur le papier, Français dans mes réflexes</strong></p>
<p>Cette expérience m’a également renvoyé à ma propre identité.</p>
<p>Même si je suis Pakistanais sur le papier et lié au pays par mes origines, ma manière d’interpréter les saisons, le climat et les paysages reste profondément marquée par mon vécu en France.</p>
<p>Lorsqu&rsquo;on me parlait de saison froide, j’ai spontanément mobilisé un imaginaire français de l’hiver. Mon incompréhension révélait donc un décalage climatique, mais aussi culturel.</p>
<p>Une origine familiale ou administrative ne suffit pas à déterminer entièrement notre manière de voir le monde. Celle-ci se forme aussi dans les lieux où l’on grandit, dans les mots que l’on emploie, dans les habitudes que l’on acquiert et dans les images qui deviennent naturelles.</p>
<p>Je reste lié au Pakistan, mais mon regard porte aussi l’empreinte de la France. Ce voyage ne me fait donc pas seulement découvrir un pays. Il me permet aussi de mieux comprendre la manière dont plusieurs appartenances peuvent coexister en une même personne.</p>
<p><strong>Asad Ishfaq</strong></p>
<p>Note : Texte original rédigé avec l’assistance de l’intelligence artificielle.</p>
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		<title>Carnet du Pakistan &#8211; Jour 1 : Une arrivée dans l’inconnu, entre impréparation, entraide et confiance</title>
		<link>https://pakfm.fr/carnet-du-pakistan-jour-1-une-arrivee-dans-linconnu-entre-impreparation-entraide-et-confiance/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Jul 2026 21:01:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Blog]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Carnet du Pakistan — Jour 1 Une arrivée dans l’inconnu, entre impréparation, entraide et confiance Je suis arrivé au Pakistan sans m’y être véritablement préparé. L’avion avait atterri en pleine nuit et je devais encore trouver une solution pour me loger, puis rejoindre ma destination. Le problème était simple : malgré mes origines pakistanaises, je [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h2>Carnet du Pakistan — Jour 1</h2>
<h3>Une arrivée dans l’inconnu, entre impréparation, entraide et confiance</h3>
<p>Je suis arrivé au Pakistan sans m’y être véritablement préparé. L’avion avait atterri en pleine nuit et je devais encore trouver une solution pour me loger, puis rejoindre ma destination. Le problème était simple : malgré mes origines pakistanaises, je ne connaissais presque rien au fonctionnement concret du pays. À cet instant, j’étais seul avec moi-même.</p>
<p>Je suis sorti de l’aéroport de Lahore en marchant, sans grande conviction et sans savoir précisément dans quelle direction aller. À proximité d’un point de contrôle, un agent de la sécurité aéroportuaire m’a fait signe de venir vers lui. J’en ai profité pour lui expliquer ma situation.</p>
<p>Il a immédiatement fait preuve d’empathie. Il a appelé un premier collègue, puis un second, afin de chercher une solution. Après avoir envisagé plusieurs possibilités, un soldat de l’armée pakistanaise est arrivé. Très professionnel, il a pris la situation en main, s’est préoccupé de ma sécurité et s’est assuré que je pourrais rejoindre la localité où je souhaitais me rendre.</p>
<h3>Trouver de l’argent au milieu de la nuit</h3>
<p>Je ne pouvais pas avancer sans espèces. Or, les distributeurs automatiques présents à l’aéroport étaient en maintenance. Le soldat m’a donc accompagné jusqu’à un autre distributeur, situé à plusieurs kilomètres de là.</p>
<p>J’étais à la fois gêné par ma propre impréparation — ce voyage avait été décidé de manière très spontanée — et agréablement surpris par la mobilisation des agents de sécurité, des policiers et de ce soldat. Après avoir étudié les solutions habituelles, celui-ci avait simplement décidé de m’accompagner en voiture jusqu’à une banque accessible.</p>
<p>Les forces de l’ordre craignaient également que ma carte bancaire française ne soit avalée par un distributeur peu fiable. Le soldat m’a orienté avec assurance vers une banque qu’il estimait sûre.</p>
<p>Une fois sur place, j’ai aperçu un <strong>Vigo noir</strong>, ce type de 4×4 que j’associais aux services de sécurité pakistanais. Sa présence, en pleine nuit, a renforcé mon sentiment de sécurité, même si je ne pouvais évidemment pas savoir à quel service appartenait réellement le véhicule.</p>
<p>J’avais décidé d’accorder ma confiance à ces policiers et à ce soldat, malgré toutes les histoires que l’on peut entendre au sujet du Pakistan. Je peux aujourd’hui le dire : ils ont tous été professionnels, attentifs et irréprochables.</p>
<p>Un peu naïvement, j’ai demandé au soldat combien d’argent je devais retirer. Je ne connaissais ni les tarifs des transports ni le coût réel du trajet. Il a estimé que <strong>20 000 roupies pakistanaises</strong> devraient suffire. J’ai donc retiré cette somme.</p>
<h3>Rassurer la France depuis le Pakistan</h3>
<p>J’ai pris soin d’envoyer des SMS à mes proches en France pour leur dire que j’étais en sécurité. Le soldat m’a même proposé de les appeler lui-même afin de les rassurer.</p>
<p>Je ne savais pas si l’appel serait techniquement possible ni combien il pourrait coûter. J’ai donc décliné respectueusement cette proposition. Mais ce geste m’a profondément touché : il avait compris que, derrière ma situation, il y avait aussi une famille inquiète à plusieurs milliers de kilomètres.</p>
<p>Cette nuit-là a, à mes yeux, donné un sens très concret à la réputation d’hospitalité du peuple pakistanais.</p>
<h3>Direction Band Road, Niazi Adda</h3>
<p>Le soldat a ensuite trouvé un conducteur de rickshaw et lui a demandé de me déposer à <strong>Band Road, Niazi Adda</strong>, une sorte de gare routière depuis laquelle je devais pouvoir trouver un véhicule pour rejoindre <strong>Kotla Arab Ali Khan</strong>, dans la région de Gujrat.</p>
<p>Avant mon départ, il m’a demandé de répéter exactement ce que j’allais dire au conducteur. Il voulait s’assurer que mes explications correspondaient bien au trajet convenu.</p>
<p>Je suis alors sorti de son véhicule pour prendre place dans le rickshaw. Le chauffeur m’a demandé si j’avais cinq minutes. J’ai répondu oui, tout en lui demandant pourquoi.</p>
<p>Il s’est alors mis à manipuler des câbles électriques, probablement pour rétablir un système de démarrage ou un dispositif de sécurité improvisé. Il a replacé une plaque, positionné une vis à l’endroit prévu, puis l’a vissée à mains nues.</p>
<p>Ayant moi-même étudié l’électronique, j’étais décontenancé par ce niveau d’ingéniosité pratique. C’est aussi cela, le charme du Pakistan : les choses avancent même lorsqu’elles paraissent improbables.</p>
<p>Cette scène résumait assez bien ma propre situation. Qui aurait pu imaginer que, malgré autant d’inconnues, une solution finirait par émerger ?</p>
<p>Dans ce genre de circonstances, plutôt que de se lancer dans de longs discours, il est parfois plus naturel de dire simplement :</p>
<p><strong>Alhamdulillah — Dieu soit loué.</strong></p>
<h3>Une cellule de crise entre la France et le Pakistan</h3>
<p>Le rickshaw est ensuite parti en direction de Band Road, Niazi Adda.</p>
<p>C’est à ce moment-là que j’ai appris que des connaissances m’attendaient depuis plusieurs heures à l’aéroport. Je ne le savais pas, car mes données mobiles n’étaient pas encore actives.</p>
<p>J’ai demandé au conducteur s’il pouvait faire demi-tour. Il m’a répondu qu’il avait pris l’engagement, devant le soldat, de me déposer à Niazi Adda et qu’il ne souhaitait pas revenir sur sa parole. Sa réaction était compréhensible : il voulait respecter précisément la mission qui lui avait été confiée et éviter toute incompréhension ultérieure.</p>
<p>Derrière ce conducteur de rickshaw se trouvait encore une fois un homme qui accomplissait son travail avec une remarquable conscience professionnelle.</p>
<p>J’ai alors demandé à mes proches en France de prévenir les personnes qui m’attendaient au Pakistan afin qu’elles viennent me récupérer à Band Road. Une véritable cellule de crise familiale semblait s’être mise en place : ma famille en France, mes proches au Pakistan et moi-même communiquions tant bien que mal grâce aux SMS envoyés depuis ma carte SIM française, qui fonctionnait heureusement encore.</p>
<h3>Band Road, Niazi Adda et mes interprétations nocturnes</h3>
<p>Comme si la situation n’était pas déjà suffisamment rocambolesque, le nom de la destination a commencé à nourrir mon imagination.</p>
<p>En ourdou, j’entendais dans <strong>Band Road</strong> quelque chose qui ressemblait à « route fermée ». Quant au nom <strong>Niazi</strong>, il résonnait immédiatement dans mon esprit comme une référence à un célèbre responsable politique pakistanais.</p>
<p>Lorsque j’ai demandé au conducteur une indication complémentaire, il m’a répondu : <strong>Burger Market</strong>.</p>
<p>Dans mon état de fatigue et de vigilance, je me suis demandé pendant quelques secondes si l’on ne m’envoyait pas un message politique codé, combinant les mots « burger », « youth » et « Niazi ». Il n’en était évidemment rien.</p>
<p>J’ai finalement atteint le véritable Niazi Adda, avec sa gare de cars. Peu après, mes proches au Pakistan sont venus me récupérer.</p>
<p>À cet instant, je me suis dit que j’avais enfin rejoint ce que je pouvais considérer comme une <strong>zone sécurisée</strong>.</p>
<h3>Ce que je retiens de cette nuit</h3>
<p>Cette arrivée mouvementée m’a laissé plusieurs enseignements.</p>
<p>Je retiens d’abord l’hospitalité des agents de sécurité, des policiers et du soldat, ainsi que leur sens du devoir et leur dévouement.</p>
<p>Je retiens aussi que j’ai été pris en charge comme un voyageur français en difficulté, alors même que je suis officiellement pakistanais. Cette situation m’a paru presque ironique : au Pakistan, on voyait surtout en moi le Français qu’il fallait aider, tandis qu’en France, il arrive que l’on voie d’abord en moi le Pakistanais.</p>
<p>Je retiens ensuite qu’une situation apparemment invraisemblable peut être surmontée grâce à la bonté, à la compétence et à la mobilisation de personnes qui n’étaient pourtant pas obligées d’en faire autant.</p>
<p>Enfin, je retiens l’image de ces véhicules noirs qui, dans mon esprit, incarnaient une couche de sécurité rarement visible pour le citoyen ordinaire, mais que j’ai eu l’impression de percevoir cette nuit-là.</p>
<h3>Une confiance nouvelle dans les institutions pakistanaises</h3>
<p>À travers cette expérience, j’ai éprouvé une confiance nouvelle dans certaines institutions de l’État pakistanais.</p>
<p>Si cela ne tenait qu’à moi, je suggérerais que le soldat, les agents de sécurité, les policiers et même le conducteur de rickshaw soient officiellement reconnus pour leur conduite.</p>
<p>Par leur professionnalisme, ils ont protégé à la fois le Pakistanais de papier et le Français de cœur que je suis. Mais surtout, ils ont contribué à rassurer tous ceux qui m’aiment : ma famille et mes amis, en France comme au Pakistan.</p>
<p>Cette nuit aurait pu rester le souvenir d’une arrivée chaotique. Elle est devenue, au contraire, une histoire de confiance, d’entraide et d’hospitalité.</p>
<p><strong>Vive la France et vive le Pakistan !</strong></p>
<p><strong>Asad Ishfaq</strong></p>
<p>Note : Texte original rédigé avec l’assistance de l’intelligence artificielle.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Tribune : La France et le choix sophistiqué de l’intégration</title>
		<link>https://pakfm.fr/tribune-la-france-et-le-choix-sophistique-de-lintegration/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 12 Jul 2026 15:33:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans le débat public, l’intégration française est souvent décrite à travers ses tensions, ses échecs et ses contradictions. Pourtant, cette lecture oublie l’essentiel : la France tente depuis plusieurs générations de réaliser une opération politique d’une grande complexité, celle de transformer des populations venues d’horizons différents en membres d’une même communauté nationale. Ce choix est [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Dans le débat public, l’intégration française est souvent décrite à travers ses tensions, ses échecs et ses contradictions. Pourtant, cette lecture oublie l’essentiel : la France tente depuis plusieurs générations de réaliser une opération politique d’une grande complexité, celle de transformer des populations venues d’horizons différents en membres d’une même communauté nationale. Ce choix est plus difficile que la séparation, plus exigeant que l’homogénéité imposée et probablement plus civilisé que les politiques consistant à résoudre la diversité par l’exclusion.</p>
<h2>Une réussite française souvent sous-estimée</h2>
<p>La France est l’un des pays qui a poussé le plus loin l’ambition d’intégrer des populations venues d’horizons très différents au sein d’une même communauté nationale.</p>
<p>Son modèle n’est ni parfait ni achevé. Les discriminations, les fractures territoriales et les difficultés d’intégration demeurent réelles. Mais ces insuffisances ne doivent pas masquer l’ampleur de ce qui a été accompli.</p>
<p>En quelques générations, des millions de personnes issues de l’immigration sont devenues françaises, non seulement juridiquement, mais également culturellement, socialement et affectivement. Elles participent à la vie économique, scientifique, artistique, sportive et politique du pays.</p>
<p>La France a rendu possible qu’un individu dont les parents ou les grands-parents sont nés à des milliers de kilomètres puisse devenir enseignant, médecin, fonctionnaire, officier, ministre ou représentant de la nation.</p>
<p>Cette capacité à transformer progressivement l’étranger en compatriote constitue une réalisation politique majeure.</p>
<h2>Un système plus sophistiqué que la séparation</h2>
<p>L’intégration est une construction particulièrement sophistiquée.</p>
<p>Elle exige de faire cohabiter des populations qui ne possèdent pas toujours la même histoire familiale, la même religion, les mêmes habitudes culturelles ou la même perception de la société.</p>
<p>Elle suppose de trouver un équilibre entre plusieurs exigences :</p>
<ul>
<li>préserver la continuité historique du pays ;</li>
<li>transmettre une langue et des références communes ;</li>
<li>respecter la dignité des nouveaux arrivants ;</li>
<li>permettre la mobilité sociale ;</li>
<li>prévenir la formation de communautés entièrement séparées ;</li>
<li>construire une loyauté commune sans imposer l’effacement total des origines.</li>
</ul>
<p>Aucune de ces opérations n’est simple.</p>
<p>La coexistence produit inévitablement des tensions, des incompréhensions et parfois des conflits. Mais cette complexité ne constitue pas nécessairement la preuve d’un échec. Elle est aussi la conséquence naturelle d’une ambition politique élevée.</p>
<p>Il est relativement facile de construire une société homogène en excluant ceux qui ne correspondent pas au modèle dominant. Il est beaucoup plus difficile de transformer la diversité en appartenance commune.</p>
<h2>L’illusion de l’homogénéité</h2>
<p>Face aux tensions identitaires, certaines sociétés choisissent ou ont choisi une réponse plus rudimentaire : la séparation des populations.</p>
<p>Lorsque la coexistence paraît difficile, elles cherchent à rendre le territoire plus homogène. Les minorités sont poussées au départ, privées de droits, déplacées ou, dans les situations les plus extrêmes, victimes d’un nettoyage ethnique.</p>
<p>La logique est simple : si plusieurs identités coexistent difficilement, supprimons la coexistence.</p>
<p>Cette méthode peut donner l’apparence immédiate de l’ordre. Elle ne constitue pourtant pas un progrès politique. Elle représente au contraire une régression vers une conception primitive de la nation, selon laquelle la paix nécessiterait que tous les habitants possèdent la même origine, la même religion ou la même culture.</p>
<p>Une nation homogénéisée par l’expulsion ou la peur n’est pas nécessairement plus forte. Elle est simplement moins capable de supporter la complexité humaine.</p>
<h2>Des États encore en consolidation identitaire</h2>
<p>Cette tentation peut être particulièrement forte dans des États dont le récit national reste récent, fragile ou contesté.</p>
<p>Lorsqu’un pays se définit principalement par une religion, une ethnie ou la mémoire d’un conflit fondateur, la présence d’une population différente peut être perçue comme une remise en cause de son existence même.</p>
<p>La diversité n’est alors plus considérée comme une réalité sociale à organiser, mais comme une anomalie à corriger.</p>
<p>Toutefois, ce phénomène ne doit pas être exclusivement associé aux États jeunes. Des nations anciennes ont elles aussi pratiqué les expulsions, l’assimilation forcée et la purification territoriale.</p>
<p>La véritable différence ne réside donc pas seulement dans l’âge d’un pays. Elle tient à la maturité de ses institutions et à la solidité de son identité collective.</p>
<p>Une nation sûre d’elle-même peut tolérer la différence.</p>
<p>Une nation inquiète cherche plus facilement à la supprimer.</p>
<h2>La crainte légitime de la majorité historique</h2>
<p>Valoriser l’intégration ne signifie pas nier les inquiétudes de la population historiquement installée.</p>
<p>Les anciens habitants peuvent craindre que leur environnement se transforme trop rapidement. Ils peuvent s’interroger sur la disparition de certaines habitudes, sur l’évolution de leur quartier ou sur la transmission de leur culture à leurs enfants.</p>
<p>Cette inquiétude ne doit pas être automatiquement assimilée au racisme.</p>
<p>Une société ne peut réussir l’intégration en demandant à sa population historique de considérer sa propre continuité comme une préoccupation illégitime.</p>
<p>La majorité historique a le droit de vouloir transmettre quelque chose.</p>
<p>Elle a le droit d’attendre des nouveaux arrivants qu’ils respectent la langue, les lois, les institutions et les équilibres fondamentaux du pays.</p>
<p>L’intégration ne peut réussir lorsque la société d’accueil est sommée de s’effacer pour prouver son ouverture.</p>
<h2>La responsabilité des nouveaux arrivants</h2>
<p>La responsabilité ne repose pas uniquement sur le pays d’accueil.</p>
<p>S’installer durablement dans une société implique de reconnaître que celle-ci existait avant l’arrivée du migrant. Elle possède une mémoire, une culture, des institutions et des usages qui ne peuvent être traités comme de simples obstacles à déconstruire.</p>
<p>Le nouvel arrivant ne doit pas nécessairement renoncer à toutes ses origines. Mais il doit accepter d’hériter d’une partie de l’histoire du pays qui devient le sien.</p>
<p>L’intégration suppose donc un mouvement réciproque.</p>
<p>La France ouvre l’accès à la citoyenneté et à l’appartenance nationale.</p>
<p>Le nouvel arrivant accepte, en retour, de devenir progressivement dépositaire d’un héritage français.</p>
<p>Il ne s’agit pas seulement d’habiter en France, mais d’entrer dans une continuité collective.</p>
<h2>L’intégration comme transmission</h2>
<p>La meilleure réponse à la crainte de la perte d’identité n’est ni l’expulsion ni le déni.</p>
<p>C’est la transmission.</p>
<p>Une identité nationale survit lorsqu’elle est suffisamment forte, intelligible et désirable pour être adoptée par des personnes qui ne l’ont pas reçue à la naissance.</p>
<p>La France ne préservera pas son identité en exigeant que tous ses citoyens possèdent les mêmes ancêtres. Elle la préservera en transmettant sa langue, son histoire, sa culture politique et ses principes aux générations nouvelles.</p>
<p>L’intégration ne signifie donc pas que la France renonce à elle-même.</p>
<p>Elle signifie au contraire que la France considère son héritage comme transmissible.</p>
<p>Le nouvel arrivant n’est pas condamné à demeurer éternellement extérieur à la nation. Il peut en devenir l’un des héritiers, puis l’un des transmetteurs.</p>
<h2>Transformer l’étranger en compatriote</h2>
<p>La plus grande force du modèle français réside peut-être dans cette promesse : celui qui vient d’ailleurs peut devenir l’un des nôtres.</p>
<p>Cette promesse n’est pas toujours parfaitement tenue. Certains Français issus de l’immigration continuent d’être renvoyés à leurs origines, même après plusieurs générations.</p>
<p>Mais l’existence même de cette promesse distingue profondément l’intégration de l’homogénéisation ethnique.</p>
<p>Dans une conception fermée de la nation, l’étranger et ses descendants restent durablement suspects.</p>
<p>Dans la conception républicaine française, l’appartenance repose en principe sur la citoyenneté, la participation à la vie commune et l’adhésion à un héritage partagé.</p>
<p>La France ne demande pas théoriquement à chacun de posséder la même généalogie. Elle lui demande de participer à une même destinée politique.</p>
<h2>L’identité n’est pas le problème</h2>
<p>L’identité n’est pas le problème.</p>
<p>Le problème apparaît lorsqu’une société croit devoir faire disparaître la différence pour continuer d’exister.</p>
<p>Il apparaît également lorsque les nouveaux arrivants refusent de reconnaître la légitimité de l’héritage national qui les accueille.</p>
<p>Entre ces deux impasses, la France tente de construire une voie plus difficile : préserver une continuité historique tout en permettant à de nouveaux citoyens d’y prendre place.</p>
<p>Ce système est conflictuel, imparfait et parfois frustrant.</p>
<p>Mais il est aussi profondément sophistiqué.</p>
<p>La civilisation ne consiste peut-être pas à vivre exclusivement avec ceux qui nous ressemblent. Elle réside dans la capacité à transmettre ce que nous sommes sans humilier, expulser ou effacer ceux qui nous rejoignent.</p>
<p>À ce titre, malgré ses contradictions et ses échecs, la France demeure à l’avant-garde d’une expérience politique essentielle : faire de la diversité non pas une simple coexistence de communautés, mais la matière d’une nation commune.</p>
<p><strong>Asad ISHFAQ</strong></p>
<p>Note : <em>Cet article a été rédigé avec l’assistance de l’intelligence artificielle.</em></p>
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		<title>Accueillir la conférence des femmes de l&#8217;OCI est un honneur particulier pour le Pakistan : Tarar</title>
		<link>https://pakfm.fr/accueillir-la-conference-des-femmes-de-loci-est-un-honneur-particulier-pour-le-pakistan-tarar/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 12 Jul 2026 11:35:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Pakistan]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le ministre fédéral de la Justice et des Droits de l&#8217;Homme a déclaré que l&#8217;accueil de la 9e Conférence ministérielle de l&#8217;OCI sur les femmes, qui se déroulera sur deux jours, est un honneur particulier pour le Pakistan. Lors d&#8217;une conférence de presse tenue aujourd&#8217;hui à Islamabad, il a indiqué que le Pakistan profitera de [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le ministre fédéral de la Justice et des Droits de l&rsquo;Homme a déclaré que l&rsquo;accueil de la 9e Conférence ministérielle de l&rsquo;OCI sur les femmes, qui se déroulera sur deux jours, est un honneur particulier pour le Pakistan.</p>
<p>Lors d&rsquo;une conférence de presse tenue aujourd&rsquo;hui à Islamabad, il a indiqué que le Pakistan profitera de cette tribune de haut niveau pour mettre en lumière les initiatives gouvernementales visant à l&rsquo;autonomisation des femmes et à la construction d&rsquo;une société inclusive.</p>
<p>Azam Nazeer Tarar a précisé que la ministre en chef du Pendjab, Maryam Nawaz, la ministre fédérale des Technologies de l&rsquo;information, Shaza Fatima Khawaja, ainsi qu&rsquo;un grand nombre de femmes participeront également à la conférence.</p>
<p>Il a ajouté que la conférence se tiendra sous le thème : « Autonomisation socio-économique et politique des femmes dans les pays de l&rsquo;OCI : défis et perspectives ».</p>
<p>Le ministre de la Justice a annoncé que la « Déclaration d&rsquo;Islamabad » sera adoptée à l&rsquo;issue de la conférence.</p>
<p>Azam Nazeer Tarar a souligné la grande fierté que représente pour le Pakistan la présidence de la conférence pour les deux prochaines années. Il a affirmé que le Pakistan est pleinement préparé à remplir ses obligations.</p>
<p>Il a indiqué que les représentants de 57 pays membres de l&rsquo;OCI participent à la conférence, et que divers groupes de travail techniques y sont également associés.</p>
<p>Il a précisé que les sessions techniques de la conférence se déroulent aujourd&rsquo;hui, tandis que la réunion ministérielle centrale aura lieu demain.</p>
<p>Azam Nazeer Tarar a exprimé la détermination du gouvernement à poursuivre la promotion des droits des femmes.</p>
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		<title>Le vice-Premier ministre réaffirme l&#8217;appel du Pakistan à la retenue dans le conflit régional</title>
		<link>https://pakfm.fr/le-vice-premier-ministre-reaffirme-lappel-du-pakistan-a-la-retenue-dans-le-conflit-regional/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 12 Jul 2026 04:43:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Arabie Saoudite]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, le sénateur Mohammad Ishaq Dar, s&#8217;est entretenu par téléphone avec le ministre des Affaires étrangères d&#8217;Arabie saoudite, le prince Faisal bin Farhan Al Saud, afin d&#8217;échanger leurs points de vue sur les récents développements dans la région. Les deux dirigeants ont exprimé leur profonde préoccupation face à [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, le sénateur Mohammad Ishaq Dar, s&rsquo;est entretenu par téléphone avec le ministre des Affaires étrangères d&rsquo;Arabie saoudite, le prince Faisal bin Farhan Al Saud, afin d&rsquo;échanger leurs points de vue sur les récents développements dans la région.</p>
<p>Les deux dirigeants ont exprimé leur profonde préoccupation face à l&rsquo;escalade de la situation, malgré la signature du mémorandum d&rsquo;Islamabad entre les États-Unis et l&rsquo;Iran le mois dernier.</p>
<p>Ils ont convenu que la reprise du conflit ne sert les intérêts de personne et compromet les efforts déployés en faveur de la paix et de la stabilité régionales.</p>
<p>Le vice-Premier ministre a réaffirmé l&rsquo;appel du Pakistan à toutes les parties à faire preuve de la plus grande retenue et à laisser aux efforts de médiation le temps et l&rsquo;espace nécessaires pour aboutir à une solution pacifique et constructive.</p>
<p>Le ministre saoudien des Affaires étrangères a présenté le point de vue du Royaume sur les efforts diplomatiques en cours et a souligné l&rsquo;importance de la désescalade et de la poursuite du dialogue.</p>
<p>Les deux dirigeants ont également convenu de rester en contact étroit.</p>
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		<title>Affaire Sutlej : Grand entretien sur les parts sombres de la répression indienne (via Spain Today Urdu)</title>
		<link>https://pakfm.fr/affaire-sutlej-grand-entretien-sur-les-parts-sombres-de-la-repression-indienne-via-spain-today-urdu/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 11 Jul 2026 16:49:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Cachemire]]></category>
		<category><![CDATA[Droits de l'Homme]]></category>
		<category><![CDATA[Inde]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au cours d&#8217;un entretien exclusif, le journaliste Saqib Rathore reçoit l&#8217;analyste Sardar Palwinder Singh pour décrypter le retrait du film « Sutlej » (initialement produit sous le titre de Punjab 95) en Inde. Porté à l&#8217;écran par la superstar Diljit Dosanjh, le long-métrage retrace la vie et le sacrifice de Jaswant Singh Khalra, une figure [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span data-path-to-node="5,2">Au cours d&rsquo;un entretien exclusif, le journaliste <b data-path-to-node="5,2" data-index-in-node="51">Saqib Rathore</b> reçoit l&rsquo;analyste <b data-path-to-node="5,2" data-index-in-node="83">Sardar Palwinder Singh</b> pour décrypter le retrait du film <b data-path-to-node="5,0" data-index-in-node="163">« Sutlej »</b> (initialement produit sous le titre de <i data-path-to-node="5,0" data-index-in-node="213">Punjab 95</i>) en Inde</span><span data-path-to-node="5,4">. Porté à l&rsquo;écran par la superstar Diljit Dosanjh, le long-métrage retrace la vie et le sacrifice de <b data-path-to-node="5,4" data-index-in-node="101">Jaswant Singh Khalra</b>, une figure emblématique de la défense des droits de l&rsquo;homme</span><span data-path-to-node="5,6">.</span></p>
<div class="youtube-embed" data-video_id="R1YKzkX67hE"><iframe title="Sutlej&#039; Ban Backfired — Modi Govt Exposed | diljit dosanj| Exclusive Interview" width="696" height="392" src="https://www.youtube.com/embed/R1YKzkX67hE?start=634&#038;feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></div>
<p data-path-to-node="6"><em>Entretien mené par Saqib Rathore pour la chaîne Spain Today Urdu</em></p>
<p data-path-to-node="6"><strong>Une censure chirurgicale face aux idéaux démocratiques</strong></p>
<p>Dès l&rsquo;introduction, le journaliste Saqib Rathore pose une question fondamentale sur le contraste entre l&rsquo;image internationale de l&rsquo;Inde et la réalité de la liberté d&rsquo;expression :</p>
<p><span data-path-to-node="8,0,0"><i data-path-to-node="8,0,0" data-index-in-node="0">« L&rsquo;Inde ne peut pas tolérer ce film plus de 48 heures, elle qui prétend être la plus grande démocratie du monde, qui se dit laïque et fervente garante de la liberté d&rsquo;expression ? »</i></span></p>
<p><span data-path-to-node="9,0">Le parcours du film avant d&rsquo;atteindre les écrans s&rsquo;est apparenté à un chemin de croix bureaucratique. Les autorités de régulation ont imposé plus de 127 coupes distinctes et exigé le changement de titre à deux reprises</span><span data-path-to-node="9,2">. L&rsquo;analyste Sardar Palwinder Singh affirme que ces coupures visaient directement à masquer le rôle de l&rsquo;appareil d&rsquo;État fédéral :</span></p>
<p><span data-path-to-node="10,0,0"><i data-path-to-node="10,0,0" data-index-in-node="0">« Des coupes ont été imposées [&#8230;] dans lesquelles le nom du Deep State indien a été directement dissimulé. »</i></span></p>
<p><span data-path-to-node="11,0">En interdisant la mention de figures politiques majeures comme Indira Gandhi ou l&rsquo;ancien ministre en chef Beant Singh, la censure a cherché à modifier la perception publique du conflit</span><span data-path-to-node="11,2">. L&rsquo;invité dénonce une manipulation narrative :</span></p>
<p><span data-path-to-node="12,0,0"><i data-path-to-node="12,0,0" data-index-in-node="0">« Ils ont sorti ce film de manière à ce que les gens du Pendjab croient que le massacre des Sikhs a été perprété par la police locale. [&#8230;] Le pouvoir central a été acquitté avec les honneurs. »</i></span></p>
<p data-path-to-node="13"><strong>Les parts sombres de la répression : Tortures et sévices systématiques</strong></p>
<p><span data-path-to-node="14,0">Au-delà de la censure politique, l&rsquo;entretien aborde de manière crue la réalité des exécutions extrajudiciaires et de la torture au Pendjab entre 1984 et 1995</span><span data-path-to-node="14,2">. Pour Sardar Palwinder Singh, le film ne montre qu&rsquo;une fraction de la violence d&rsquo;État, qu&rsquo;il qualifie de <i data-path-to-node="14,2" data-index-in-node="106">« terrorisme d&rsquo;État dépassant l&rsquo;imagination »</i></span><span data-path-to-node="14,4">.</span></p>
<p><span data-path-to-node="15,0">L&rsquo;invité cite plusieurs sévices subis par les militants et les citoyens sikhs sous l&rsquo;égide des forces de sécurité et de figures comme le chef de la police K.P.S. Gill</span><span data-path-to-node="15,2"> :</span></p>
<p><span data-path-to-node="16,0,0"><i data-path-to-node="16,0,0" data-index-in-node="0">« La torture sur les sikhs de juin 1984 à 1995 [&#8230;] a été le théâtre de crimes indescriptibles. K.P.S. Gill, assis sur sa chaise, faisait écarteler les jambes des prisonniers jusqu&rsquo;à ce que les chairs se déchirent. »</i> ****</span></p>
<p><strong>Il énumère ensuite des cas tragiques de figures locales :</strong></p>
<p><span data-path-to-node="18,0,0"><i data-path-to-node="18,0,0" data-index-in-node="0">« Pour notre Singh, Raspal Singh Sandra, ils lui ont coupé la langue, puis les jambes, puis les bras, le tuant morceau par morceau. Pour Bhai Anokh Singh Babbar, ils lui ont arraché le cuir chevelu et lui ont transpercé les yeux avec des tiges de fer chauffées à blanc. »</i></span></p>
<p><span data-path-to-node="19,0">L&rsquo;entretien mentionne également le traumatisme collectif des émeutes de 1984 à Delhi, où des sikhs ont été brûlés vifs dans les rues avec des pneus enflammés autour du cou</span><span data-path-to-node="19,2">. L&rsquo;invité souligne que les responsables de ces crimes <i data-path-to-node="19,2" data-index-in-node="55">« occupent aujourd&rsquo;hui encore des sièges officiels »</i>, illustrant selon lui le déni de justice persistant</span><span data-path-to-node="19,4">.</span></p>
<p data-path-to-node="20"><strong>Jaswant Singh Khalra : Le comptable des ombres</strong></p>
<p><span data-path-to-node="21,0">Au cœur de cette tragédie se trouve l&rsquo;histoire de Jaswant Singh Khalra, un cadre bancaire sikh dont la vie a basculé lorsqu&rsquo;il a décidé d&rsquo;enquêter sur la disparition systématique de milliers de jeunes</span><span data-path-to-node="21,2">. Son travail s&rsquo;est concentré sur les registres des crématoriums municipaux, révélant la méthode ultime d&rsquo;effacement des sévices : la crémation anonyme des corps des victimes de la torture sous l&rsquo;étiquette de « corps non identifiés »</span><span data-path-to-node="21,4">.</span></p>
<p>Sardar Palwinder Singh rappelle la rigueur de ses recherches :</p>
<p><span data-path-to-node="23,0,0"><i data-path-to-node="23,0,0" data-index-in-node="0">« Il a découvert les données de 25 000 corps dans seulement trois districts [&#8230;] Quand Khalra était vivant, ils disaient que ces gens étaient partis à l&rsquo;étranger. Mais Khalra a répliqué : s&rsquo;ils sont partis à l&rsquo;étranger, pourquoi leurs données apparaissent-elles dans un crématorium ? »</i></span></p>
<p><span data-path-to-node="24,0">Ce courage face à la machine d&rsquo;État lui coûtera la vie. En septembre 1995, il est enlevé à son tour devant son domicile</span><span data-path-to-node="24,2">. L&rsquo;interviewé résume le cynisme de cette disparition :</span></p>
<p><span data-path-to-node="25,0,0"><i data-path-to-node="25,0,0" data-index-in-node="0">« L&rsquo;homme qui a sorti un dossier complet prouvant l&rsquo;existence de 25 000 cadavres [&#8230;] a fini par devenir lui-même un cadavre. Son enquête, qui va la faire ? Jusqu&rsquo;à aujourd&rsquo;hui, on n&rsquo;a pas retrouvé cet homme. »</i></span></p>
<p data-path-to-node="26"><strong>L&rsquo;effet « retour de bâton » : Les campagnes de projection populaires</strong></p>
<p><span data-path-to-node="27,0">La décision d&rsquo;étouffer le film après seulement deux jours d&rsquo;exploitation a déclenché un phénomène de résistance culturelle sans précédent à travers le Pendjab</span><span data-path-to-node="27,2">. Privés de cinémas, les habitants se sont approprié l&rsquo;œuvre.</span></p>
<p>Le journaliste Saqib Rathore témoigne de ce qu&rsquo;il observe sur les réseaux sociaux :</p>
<p><span data-path-to-node="29,0,0"><i data-path-to-node="29,0,0" data-index-in-node="0">« J&rsquo;ai vu beaucoup de vidéos sur Facebook et partout ailleurs : dans les Gurudwaras [temples], les maisons de quartier, les maisons, les champs, les gens installent des projecteurs. »</i></span></p>
<p>Sardar Palwinder Singh conclut que cette censure brutale a totalement échoué à faire taire l&rsquo;histoire, agissant au contraire comme un puissant vecteur de transmission mémorielle :</p>
<p><span data-path-to-node="31,0,0"><i data-path-to-node="31,0,0" data-index-in-node="0">« Le gouvernement a cru s&rsquo;innocenter, mais il s&rsquo;est fait piéger. Désormais, chaque enfant du Pendjab est au courant de tout cela. Peut-être qu&rsquo;avant ils ne lisaient pas les livres [&#8230;] mais aujourd&rsquo;hui, sur le terrain, le film Sutlej est projeté partout. »</i></span></p>
<p data-path-to-node="32"><strong>Les minorités face à la machine d&rsquo;État, du Pendjab au Cachemire</strong></p>
<p><span data-path-to-node="33,0">En fin de compte, l&rsquo;affaire <i data-path-to-node="33,0" data-index-in-node="28">Sutlej</i> dépasse les frontières du Pendjab pour interroger plus largement les mécanismes de contrôle déployés par l&rsquo;appareil sécuritaire indien face à ses minorités périphériques</span><span data-path-to-node="33,2">. Au cours de l&rsquo;échange, Saqib Rathore établit un parallèle direct avec une autre région sous haute tension</span><span data-path-to-node="33,4"> :</span></p>
<p><span data-path-to-node="34,0,0"><i data-path-to-node="34,0,0" data-index-in-node="0">« Je viens du Cachemire [&#8230;] et quand on observe ceux qui luttent pour leur liberté ou qui cherchent simplement à être libres, on constate que le quotidien de ce peuple et de cette terre se déroule toujours sur un brasier ardent. »</i></span></p>
<p><span data-path-to-node="35,0">L&rsquo;analyste Sardar Palwinder Singh valide cette comparaison en rappelant que le traitement réservé à la communauté sikh n&rsquo;est pas un cas isolé, soulignant le contraste systématique entre les discours démocratiques de l&rsquo;Inde et la réalité des populations soumises à ce qu&rsquo;il décrit comme un <i data-path-to-node="35,0" data-index-in-node="289">« régime militaire non déclaré »</i></span><span data-path-to-node="35,2">.</span></p>
<p><span data-path-to-node="36,0">Dès lors, une question s&rsquo;impose : face à l&rsquo;omniprésence des agences de sécurité et à l&rsquo;effacement de récits historiques gênants au Pendjab, quel sort est aujourd&rsquo;hui réservé, dans l&rsquo;ombre et loin des caméras, aux populations du Cachemire sous administration indienne</span><span data-path-to-node="36,2"> ? Si l&rsquo;interdiction de documenter le passé des uns sert à étouffer les revendications politiques actuelles des autres, le sort des Cachemiris ne rappelle-t-il pas que la raison d&rsquo;État l&#8217;emporte trop souvent sur les principes de laïcité et de démocratie dont se targue New Delhi</span><span data-path-to-node="36,4"> ?</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h6><em>Note : Cet article a été rédigé par une IA sur la base de la transcription de l&rsquo;entretien diffusé par Spain Today Urdu.</em></h6>
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			</item>
		<item>
		<title>Des diplomates de 12 pays participent à une visite virtuelle d&#8217;un site de déplacement à Gaza</title>
		<link>https://pakfm.fr/des-diplomates-de-12-pays-participent-a-une-visite-virtuelle-dun-site-de-deplacement-a-gaza/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 11 Jul 2026 14:22:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Palestine]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://pakfm.fr/?p=4354</guid>

					<description><![CDATA[<p>Des diplomates basés à l&#8217;ONU de douze pays ont effectué une « visite diplomatique virtuelle » pour voir un site de déplacement à Gaza. Ils ont découvert, via une liaison vidéo, la bande de Gaza dévastée par la guerre et ont observé les conditions de vie ainsi que les efforts d&#8217;aide. Ils ont également échangé [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Des diplomates basés à l&rsquo;ONU de douze pays ont effectué une « visite diplomatique virtuelle » pour voir un site de déplacement à Gaza.</p>
<p>Ils ont découvert, via une liaison vidéo, la bande de Gaza dévastée par la guerre et ont observé les conditions de vie ainsi que les efforts d&rsquo;aide.</p>
<p>Ils ont également échangé avec des enfants et des travailleurs humanitaires, et ont entendu les habitants parler de leurs besoins urgents.</p>
<p>Le Coordinateur humanitaire de l&rsquo;ONU pour le Territoire palestinien occupé, Ramiz Alakbarov, et sa députée, Suzanna Tkalec, ont dirigé cette visite en ligne.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La retrait du film Sutlej vise à effacer l&#8217;histoire Sikh : Front Uni Sikh basé au Jammu-et-Cachemire</title>
		<link>https://pakfm.fr/la-retrait-du-film-sutlej-vise-a-effacer-lhistoire-sikh-front-uni-sikh-base-au-jammu-et-cachemire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 11 Jul 2026 14:16:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Cachemire]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://pakfm.fr/?p=4351</guid>

					<description><![CDATA[<p>Au Jammu-et-Cachemire sous occupation indienne (Indian illegally occupied Jammu and Kashmir &#8211; IIOJK), le Front Uni Sikh (Sikh United Front &#8211; SUF), accompagné de représentants de diverses organisations sikhs, a fermement condamné le retrait du film « Sutlej » de la plateforme de streaming ZEE5, qualifiant cette décision de tentative d&#8217;occulter un chapitre douloureux de [&#8230;]</p>
<p>Cet article <a href="https://pakfm.fr/la-retrait-du-film-sutlej-vise-a-effacer-lhistoire-sikh-front-uni-sikh-base-au-jammu-et-cachemire/">La retrait du film Sutlej vise à effacer l&rsquo;histoire Sikh : Front Uni Sikh basé au Jammu-et-Cachemire</a> est apparu en premier sur <a href="https://pakfm.fr">PAK FM</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Au Jammu-et-Cachemire sous occupation indienne (Indian illegally occupied Jammu and Kashmir &#8211; IIOJK), le Front Uni Sikh (Sikh United Front &#8211; SUF), accompagné de représentants de diverses organisations sikhs, a fermement condamné le retrait du film « Sutlej » de la plateforme de streaming ZEE5, qualifiant cette décision de tentative d&rsquo;occulter un chapitre douloureux de l&rsquo;histoire du Pendjab.</p>
<p>Selon le Kashmir Media Service, lors d&rsquo;une conférence de presse à Jammu, le président du SUF, Sudarshan Singh Wazir, a déclaré que le film, inspiré de la vie et de l&rsquo;œuvre du militant des droits de l&rsquo;homme Jaswant Singh Khalra, avait été retiré de la plateforme peu après sa sortie. D&rsquo;éminents dirigeants sikhs et des représentants de diverses organisations sikhs étaient présents à la conférence de presse.</p>
<p>Wazir a précisé que « Satluj », réalisé par Honey Trehan et interprété par Diljit Dosanjh, relate les efforts de Khalra pour dénoncer les <strong>exécutions extrajudiciaires </strong>et les <strong>crémations clandestines</strong> commises lors du soulèvement du Pendjab dans les années 1990. Il a déclaré que le travail de documentation de Khalra sur la disparition de milliers de Sikhs avait attiré l&rsquo;attention internationale sur ce problème avant que sa quête de justice ne lui coûte finalement la vie. Notamment, en septembre 1995, peu après son retour d&rsquo;un voyage à l&rsquo;étranger, Khalra a été enlevé devant son domicile à Amritsar par des hommes que sa famille a identifiés comme étant des policiers. Il a été torturé et tué en détention. Son corps n&rsquo;a jamais été retrouvé.</p>
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